Dans le cadre des suites du 39ᵉ Sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, une réunion technique stratégique s’est tenue à Dubaï le 18 février 2026réunissant les ministres du Commerce extérieur de la République démocratique du Congo, de la Zambie, du Mozambique, du Zimbabwe et du Botswana, ainsi que des représentants de DP World et du Secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF). L’objectif principal de cette rencontre était de construire un modèle de financement et de modernisation des postes frontaliers à arrêt unique, destinés à fluidifier les échanges commerciaux sur le continent africain. Lors de ces débats, Julien Paluku Kahongya, ministre congolais du Commerce extérieur, a réaffirmé l’importance de postes frontaliers modernes, digitalisés et efficaces, capables de réduire les coûts logistiques et les longs délais de transit aujourd’hui observés entre les pays de la sous-région.
« Après la réunion d’Addis-Abeba, nous nous retrouvons à Dubaï pour poursuivre les réflexions : la construction de postes frontaliers à arrêt unique entre nos pays afin de fluidifier les échanges et éliminer les files de camions qui s’accumulent aux frontières », a déclaré le ministre. Ce projet vise à transformer les frontières africaines en plateformes commerciales intégrées, où les marchandises peuvent traverser rapidement sans les blocages administratifs et logistiques actuels. Julien Paluku a souligné que la modernisation de ces infrastructures devrait permettre de réduire significativement les délais de transit : « Ce délai qui était de 45 à 55 jours entre la RDC et le port de Dar-es-Salaam sera réduit à 10 jours, voire 5 jours dans un premier temps », a-t-il précisé.
Au cœur de la discussion figuraient aussi les mécanismes de financement du projet. Les délégations ont travaillé avec DP World pour définir un modèle économique solide permettant la construction, la digitalisation et la gestion durable de ces corridors commerciaux. Selon le ministre Paluku, les équipes techniques des différents pays s’accordent sur l’élaboration d’un modèle opérationnel dans les deux prochaines semaines.
Pour les acteurs présents, cette initiative marque une avancée majeure vers la mise en œuvre opérationnelle de la ZLECAF, en participant à la création d’un environnement commercial plus compétitif et intégré en Afrique. Le Secrétaire général de la ZLECAF, Wamkele Mene, a pour sa part salué la démarche, rappelant que ce projet s’inscrit dans la stratégie globale de renforcement du commerce intra-africain. La concrétisation de ces mesures devrait non seulement accélérer la circulation des biens, mais aussi stimuler les échanges régionaux, réduire les coûts de transport et renforcer la compétitivité des produits africains sur les marchés internationaux.
