Addis-Abeba, Éthiopie – 13 février 2026 – En marge du 39ᵉ Sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, qui s’est tenu du 12 au 15 février 2026 à Addis-Abeba, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a défendu la vision de la République démocratique du Congo (RDC) pour une intégration commerciale africaine renforcée, centrée sur l’accélération de la mise en œuvre effective de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF). Représentant le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le ministre Paluku a conduit une série d’échanges stratégiques avec le secrétaire général de la ZLECAF, Wamkele Mene, au cours d’une réunion tenue le 12 février 2026. Les discussions ont porté sur les mécanismes concrets de mise en œuvre de cet espace commercial continental, perçu par Kinshasa comme une opportunité majeure pour renforcer les exportations congolaises, diversifier l’économie nationale et faciliter l’intégration dans les chaînes de valeur africaines.
L’un des points clés abordés lors de ces entretiens concerne le démantèlement tarifaire progressif et la réduction des barrières non tarifaires entre États africains. Julien Paluku a notamment appelé à une coordination renforcée entre les ministères du Commerce extérieur et des Finances, afin de fournir des orientations claires aux administrations douanières et fluidifier la circulation des marchandises à travers le continent. Par ailleurs, la modernisation des postes frontaliers, considéré comme essentiel pour dynamiser les échanges commerciaux intra-africains, a été au centre des propositions du ministre congolais.
Dans ce cadre, la RDC a exploré des pistes de coopération avec les pays voisins — en particulier la Zambie, le Zimbabwe, le Botswana et l’Afrique du Sud — visant à améliorer les infrastructures et les systèmes douaniers afin de réduire les délais de transit et les coûts logistiques pour les opérateurs économiques. Cette initiative conjointe s’inscrit dans la dynamique du sommet de l’UA, qui a placé l’intégration économique continentale, l’accélération de la mise en œuvre de la ZLECAF et l’instauration d’un marché unique africain au cœur de ses priorités pour 2026. Les chefs d’État et de gouvernement ont réaffirmé leur engagement à lever les obstacles structurels freinant les échanges et à promouvoir des politiques publiques favorables à la croissance, à l’industrialisation et à la compétitivité des économies africaines.
À l’issue des travaux, la RDC a réitéré sa volonté de contribuer activement à ces processus, en veillant à ce que ses réformes internes accompagnent l’intégration régionale et tirent pleinement parti des opportunités offertes par la ZLECAF.
